L’augmentation du volume des seins par prothèses donne une grande satisfaction aux patientes : elle permet d’augmenter le sein de façon globale et précise.  Ainsi, la patiente choisit la poitrine qu’elle souhaite avoir. En France, l’augmentation est jugée réussie quand elle est imperceptible au regard et au toucher (contrairement aux pays anglo-saxons).

Principes et objectifs de l’intervention

La tendance actuelle évolue vers plus de sécurité et plus de naturel. Les prothèses les plus fréquemment posées, sont pré-remplies de gel de silicone car sont plus naturelles au toucher que celles en sérum (avec un taux de changement plus faible). La qualité des implants posés est une priorité. Lors des consultations pré-opératoires, la forme et le volume des implants, l’emplacement des cicatrices (autour des aréoles, sous les seins), et la loge des prothèses (devant ou derrière le muscle pectoral) seront définis.

Choix des implants

  • La forme des implants peut être ronde (plus ou moins épaisse), ou anatomique (en forme de goutte). La forme anatomique est intéressante pour augmenter le bas du sein, sans remplir trop le décolleté (cependant, il existe un risque de rotation des implants qui en font limiter les indications).
  • Le volume est défini ensemble : le chirurgien conseillera le volume qui correspond à une attente très naturelle, ou plus visible. L’essai de prothèses en consultation est indispensable : c’est une étape souvent très troublante, mais également très motivante.
  • Les cicatrices sont choisies en fonction de la morphologie des seins et du désir de la patiente. Les cicatrices sous le sein ou sous l’aréole ont moins d’inconvénients. Si les seins sont tombants (cf lifting des seins), il est parfois nécessaire de faire des cicatrices supplémentaires : autour des aréoles, avec parfois des extensions sous le sein (en T inversé).
  • La position devant ou derrière le muscle : dépend de l’épaisseur du sein au niveau du décolleté. On conseillera parfois de mettre l’implant derrière le muscle pour cacher le bord supérieur de l’implant mammaire (pour éviter l’effet « marche d’escalier »).

Les prothèses devront être changées en cas de coques ou de rupture (tous les 15 ans en moyenne). Les ruptures sont devenues plus rares car les prothèses sont plus résistantes. Par conséquent, les changements sont surtout liés aux phénomènes de coques.

 

Qu’est-ce que le phénomène de « coque »?

Dès son implantation, la prothèse va être entourée et isolée par le corps, par une « membrane ou capsule péri-prothétique », qui est fine et élastique. Avec le temps, cette capsule peut s’épaissir ou se contracter, déformant la prothèse et entraînant une dureté des seins. Habituellement, la coque se constitue progressivement avec les années ; il existe de rares cas de coques précoces (aléas imprévisible de cette intervention). Il existe différents stades de « coques » mais c’est la patiente qui décidera de son changement en fonction de la dégradation du résultat esthétique, de gênes ou d’éventuelles douleurs.
Cette intervention est essentiellement pratiquée dans un cadre esthétique.

L’alternative aux prothèses peut être le lipofilling ou injection de graisse : technique pérenne, sans cicatrices. Le volume est plus aléatoire et dépend des stocks graisseux de la patiente.

Le déroulement de l’intervention

AVANT :

  • Deux consultations seront nécessaires : la 1° (celle de l’information) et la 2° (celle de la préparation avec l’essai des prothèses).
  • Un bilan radiographique de moins de 6 mois devra être réalisé (échographie ou échographie-mammographie) pour la 2° consultation.
  • Le médecin anesthésiste sera consulté entre 3 jours et 3 semaines de l’intervention (à la clinique Belledonne).
  • Le tabagisme est proscrit formellement entre 2 mois pré-opératoire et 1 mois après.
  • Il est demandé de ne pas prendre de médicaments anti-inflammatoires, de l’aspirine ou des médicaments anticoagulants dans les 8 jours avant le geste chirurgical.

 

PENDANT :

  • La pose de prothèses est réalisée sous anesthésie générale.
  • La durée de l’intervention varie de 1 à 2 heures. Un pansement compressif élastique est appliqué pour éviter les hématomes.

Les suites post-opératoires

  • La sortie de la clinique se fait habituellement le lendemain de l’intervention: après retrait du pansement et pose d’un soutien-gorge médical (qui sera porté jour et nuit 6 semaines).
  • Les douleurs sont modérées (la pose en arrière du muscle est plus sensible) : un traitement antalgique classique (paracétamol) est bien souvent suffisant.
  • Un traitement homéopathique est prescrit systématiquement ainsi que des huiles essentielles pour limiter les inconvénients.
  • Les soins des cicatrices sont simples. Les douches sont autorisées rapidement.
  • Il faut prévoir 8 à 15 jours de convalescence (congès), suivant la taille, et la position des implants et en fonction du métier exercé.
  • Les consultations post-opératoires seront toutes assurées par le chirurgien. Elles sont indispensables pour s’assurer du bon déroulement des suites et apporter les conseils au fur et à mesure.
  • Un traitement par lumière LED peut être réalisé dans les suites pour améliorer la qualité des cicatrices et le résultat global (6 à 8 séances de 20 minutes espacées de 3 à 7 jours).

 

Conseils pratiques :

  • Il est conseillé de ne pas lever les bras au-delà des épaules dans les 4 à 6 semaines qui suivent pour éviter un déplacement latéral des prothèses.
  • Ne dormir sur le dos au moins 15 jours, puis éventuellement sur le côté. Il est déconseillé de dormir sur le ventre avant 6 mois.
  • La reprise des activités sportives douces (vélo, natation, marche rapide) est autorisée après 6 semaines, et pour les sports plus toniques (course à pied, zumba, …) après 3 mois.
  • Après 6 semaines et à distance, il est conseillé de porter des soutien-gorges avec un bon soutien (notamment avec baleines) et de sport pour les activités toniques.
  • Il est déconseillé d’être enceinte avant un an après l’intervention. L’allaitement sera possible tout à fait normalement.

 

Le résultat définitif est évalué à 6-12 mois environ (les seins passeront par une phase d’œdème puis ils se « placeront » progressivement, devenant plus naturels).

LES PETITS +

  • Choix de prothèses de qualité
  • Conseils féminins
  • Utilisation d’un dispositif protégeant l’implant lors de son introduction, limitant les risques d’infection et de traumatisme.
  • Pas de drains dans les suites, ni de fils à retirer
  • Traitement possible par lumière LED dans les suites pour l’amélioration des cicatrices